Grande Ballade

Écrit par Super User le . Publié dans Poésie

Au commencement du temps qui s'écoule
Tout autour de Dieu était le néant
Et l’onde noire d’une sombre houle
Qui venait s’étendre aux pieds du Géant.
Notre Père, las du vide béant,
Créa le firmament d’un ample geste
Ainsi qu’un gigantesque palimpsestre.
Puis il ajouta à l’oeuvre la Terre
Massive et forte demeure céleste.
Ainsi Dieu créa le Monde naguère.

Dans ce monde dont l’eau pure s’écoule
Dieu voulut créer la flore céans
Qui se nourrira du ruisseau qui coule
À ses pieds avides et suppliants.
Dieu créa le pin face à l’Océan,
Puis Il donna naissance à l’if funeste
Et tout près des lacs, au saule modeste ;
Et ce fut le tour du chêne prospère
Qui s’installa dans nos forêts de l’Ouest.
Ainsi Dieu créa le Monde naguère.

Les forêts s’étendirent tout leur saoûl
Dans ce monde abreuvé par l’océan.
Dieu voulut que, de ce monde, découle
Une faune noble et tonitruant :
Et Dieu créa le lion éblouissant,
Et puis donna vie aux grands singes lestes,
Et au serpent que tout âme déteste.
Chaque animal reçut un caractère
Pour que chacun d’entre eux se manifeste.
Ainsi Dieu créa le monde naguère.

Puis Dieu voulut que dans ce monde reste
Un être ayant son image céleste.
Il donna vie à l’Homme et son mystère
Pour qu’il adore son Dieu sans conteste.
Ainsi Dieu créa le monde naguère.